News
03/03/2006
Conférence
de presse
23/02/2006
Première
le 20 mars, 20h, Espace Reuilly, M° Montgallet
03/02/2006
Interview
(radio) de Matthieu Bonicel et Guilain Roussel
20/01/2006
Interview avec Guilain Roussel
Mesdames et messieurs, Hedwig entre en scène !
Phénomène planétaire ayant vu le jour à New York,
la comédie musicale Hedwig est sur le point de débarquer en France…
sortez les talons aiguille et accrochez-vous… Hedwig vous raconte son
histoire !
Entretien avec Guilain Roussel, initiateur du projet, directeur artistique et
styliste.
Actuellement, où en est le projet ?
Les répétitions ont commencé et on prépare les costumes.
On prévoit la première à Paris courant mars et on commence
à être sollicités en province. Notre directeur musical Rozen
Schtark est à fond dans le projet et nous a permis de donner rapidement
un tour professionnel à nos répétitions. En fait, ce qui
a pris le plus de temps pour le lancement du projet, ça a été
la phase de demande de droits d’exploitation. Puis nous avons contacté
le metteur en scène anglais John Lynch avec qui notre compagnie est associée
désormais, et à partir de ce moment on n’a eu que des bonnes
surprises et le projet a bien avancé… en fait on n’a eu que
du plaisir avec ce projet !
Les comédies musicales ne marchent pas tellement en France où on n’a pas de tradition « Broadway »… et le film Hedwig n’est pas particulièrement connu du grand public. Pourtant vous avez des raisons d’anticiper un bon accueil de la pièce…
Oui. En fait on a fait par hasard des rencontres très positives. La première sortie d’Hedwig s’est faite pour la soirée d’Halloween en 2005. Matthieu et moi avons voulu tester les réactions et nous sommes allés dans un bar pour travestis, et Matthieu s’est pour la première fois déguisé en Hedwig. On a fait beaucoup de progrès dans le costume et le maquillage, mais pourtant on a déjà eu énormément de surprises ce soir-là ! Tout un tas de personnes sont venues nous trouver en disant : « mais vous êtes Hedwig ? c’est génial » ! On voyait que ça leur faisait vraiment plaisir de croiser Hedwig… et nous on a été encore plus motivés pour faire aboutir notre projet !
L’Hedwig française sera-t-elle différente de l’anglo-saxonne ?
Oui bien sûr. Comme tout rôle de composition, Hedwig est adaptée par l’acteur qui l’interprète ; chaque Hedwig des représentations de la pièce aux Etats-Unis a été différente, et l’équipe de New York a pu voir se succéder après John Cameron Mitchell différentes facettes d’Hedwig au travers de ses acteurs « l’Hedwig la plus touchante, la plus drôle, celle qui chante le mieux ou la plus belle »… chaque acteur s’approprie le personnage à sa façon, on retrouve la personnalité de l’interprète dans chaque Hedwig. Etant donné qu’en France on n’a pas de tradition de la comédie musicale comme aux Etats-Unis, le public français ne connaît Hedwig que par le film ; le grand enjeu pour nous est de réussir à faire connaître et apprécier l’objet scénique qu’est Hedwig sans dérouter les personnes qui sont venues par le film et qui vont donc s’attendre à retrouver les éléments qu’il connaissent. Par contre, le grand souci pour nous est l’adaptation française du texte original qu’il ne suffit pas de traduire ; il perdrait alors une très grande partie de son sens, que nous avons d’ailleurs découvert en travaillant dessus !!
Naissance d’un mythe :
Hedwig est née de la rencontre de Steven Trask avec John Cameron Mitchell
: l’un est musicien, l’autre a une histoire à raconter et
cherche quelqu’un pour la mettre en musique. C’est ainsi qu’en
1996, Hedwig monte pour la première fois sur scène dans le club
de drag queen new-yorkais The Squeeze Box. Le scénario est bancal, la
représentation n’a pas été mise au point, mais cette
première apparition est audacieuse car Hedwig débarque avec son
personnage qui chante du rock et qui ne chante pas en play back comme c’est
d’habitude le cas dans ces clubs. Hedwig a aussi une histoire à
raconter, elle n’est pas juste sur scène pour le show. Elle fait
la différence et se fait ainsi remarquer pour la première fois.
En 1997, la pièce est mise en scène dans les mauvais quartiers,
dans la salle de bal de l’Hôtel River View reconvertie pour l’occasion
en théatre ; naît alors le Janes Street Theatre. La représentation
journalière connaît un immense succès. Madonna et David
Bowie iront jusqu’à faire le déplacement pour découvrir
cette comédie musicale en solo off broadway. Un film s’ensuit,
Hedwig and the Angry Inch. Il reçoit le prix de la critique et du meilleur
réalisateur au festival du film de Sundance ; suivront de nombreuses
autres récompenses autour du monde comme le prix du public au Festival
de Deauville. Depuis les adaptations sur scène se sont enchaînées.
La France ne connaît pas encore Hedwig… rencontre explosive prévue
pour le mois de mars !
Une première remarquée au Blue Book Paris !
Première VIP d’Hedwig le 3 mars 2006, en présence de John Lynch, metteur en scène de la comédie musicale à Londres. Parisarte s’y est rendu pour vous. Voici en exclusivité un premier aperçu de l’Hedwig française !
Vendredi 3 mars. 19h45. On se bouscule à l’étage du Blue Book Paris, librairie faisant également office de café et de salle d’exposition dans une petite rue accueillante au cœur du Marais. Dans un cadre intimiste, les premiers arrivés finissent de parcourir les étagères et tables d’exposition disposées çà et là, tandis que les dernières tasses de café se vident. Le sourire aux lèvres, le libraire discute avec les nouveaux venus et revoit la disposition des tables en vue de la première apparition d’Hedwig en France. Le spectacle va enfin pouvoir commencer.
Yitzhak est le premier arrivé. Cheveux longs et barbe sombre, le compagnon d’Hedwig annonce l’arrivée de la star. Légèrement timide, il ne voudrait en aucun cas s’imposer sur scène face à sa douce. Pourtant, quelle voix ! Aucun doute ! Le jeune homme se fera remarquer lors de la grande tournée nationale d’Hedwig.
Soudain, des murmures. Un frisson parcourt la salle. S’ensuit un tonnerre d’applaudissements pour la star, qui vient de faire son apparition ! Mince, presque fragile, Hedwig s’avance et présente son équipe. Les applaudissements redoublent. « C’est inutile ! », tonne la Madone d’une voix impérieuse. Le ton est donné, la tigresse a sorti ses griffes. Hedwig est douce, mais elle sait s’imposer… pour le plus grand plaisir de ce public qu’elle a su conquérir en quelques phrases.
Délicate, pétillante, pleine d’humour et d’autodérision, Hedwig séduit par ses répliques piquantes et inattendues. Lorsqu’on lui demande combien de pauvres bêtes ont dû être massacrées pour la veste en fourrure qu’elle arbore, elle répond sur un ton désinvolte que seule sa tante Renée a été utilisée pour confectionner le manteau. « Rassurez-vous, elle n’a pas souffert ! ». Quelqu’un ose insinuer qu’elle porte une perruque. « Pas du tout ! Ce sont mes cheveux naturels. J’en change plusieurs fois au cours du spectacle d’ailleurs ». Une question la prend au dépourvu. Petit sourire, visage subitement impassible : « Oui. Le temps que ça monte au cerveau… ».
Personne attachante, vulnérable et combative, Hedwig est aussi une musicienne à part entière. Accompagnée d’Yitzhak et de leur guitariste Krystoph, la chanteuse nous livre une version acoustique de « The Origin of Love ». Peu à peu, les curieux se pressent à la porte, s’écrasent contre les vitres afin de profiter du spectacle. Les passants s’agglutinent bientôt à l’entrée. Première apparition en France et déjà, Hedwig fait salle comble !
Dans une atmosphère sympathique et conviviale, devant quelques spectateurs
privilégiés, Hedwig a ainsi livré ses premières
impressions, fait ses premières confidences, interprété
sa première chanson. Autant d’éléments qui augurent
d’un avenir prometteur pour l’artiste. Rendez-vous le 20 mars pour
la grande première officielle à l’Espace Reuilly. Emotion,
humour et rythmes endiablés seront de la partie… tenez-vous prêts
!